Exécution contre des États
et immunités

Enjeu et définition

L’exécution d’une décision condamnant un État étranger constitue un contentieux spécifique, à forts enjeux juridiques et stratégiques. Elle s’inscrit dans un cadre strict marqué par le principe d’immunité d’exécution, qui protège en principe les biens des États contre une mesure de saisie.

Ce principe connaît toutefois des exceptions, notamment lorsque les biens ont une finalité commerciale ou en cas de renonciation de l’État. L’enjeu central consiste alors à identifier des actifs saisissables et à structurer une stratégie d’exécution adaptée.

Conditions et procédures

La réussite de l’exécution repose sur l’identification précise des actifs situés en France ou à l’étranger. Il peut s’agir de biens financiers, immobiliers ou de créances détenues par des entités liées à l’État, sous réserve de leur qualification juridique.

Certains actifs restent protégés, notamment ceux affectés à des missions souveraines ou diplomatiques. L’analyse de la nature des biens constitue donc une étape déterminante de toute stratégie d’exécution.

Domaines d'intervention

L’exécution des jugements contre un État est soumise à un encadrement renforcé, notamment issu de la loi Sapin II, qui impose dans certains cas une autorisation préalable du juge et un contrôle accru des mesures de saisie.

Ce régime s’applique également aux sentences arbitrales internationales, qui constituent un outil majeur d’exécution, mais dont la mise en œuvre suppose une analyse rigoureuse des immunités et des actifs concernés.

Accompagnement
du client

La réussite de l’exécution repose sur l’identification précise des actifs situés en France ou à l’étranger. Il peut s’agir de biens financiers, immobiliers ou de créances détenues par des entités liées à l’État, sous réserve de leur qualification juridique.

Certains actifs restent protégés, notamment ceux affectés à des missions souveraines ou diplomatiques. L’analyse de la nature des biens constitue donc une étape déterminante de toute stratégie d’exécution.

Foire aux Questions

Oui, sous réserve du respect des règles relatives aux immunités d’exécution.

C’est le principe selon lequel les biens d’un État sont protégés contre les saisies.

Oui, notamment pour les biens utilisés à des fins commerciales.

Elle constitue un titre, mais son exécution suppose une analyse des immunités.

Oui, elle nécessite une expertise spécifique et une stratégie adaptée.

Non. Elle encadre les conditions d’exécution, mais ne les interdit pas.

Dans de nombreux cas, oui, notamment pour les mesures visant des actifs sensibles.

Principalement les biens utilisés à des fins commerciales.

Elles peuvent l’être, en raison du contrôle judiciaire renforcé.

Oui, sous réserve du respect des règles relatives aux immunités d’exécution.

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